ENTREPRENARIAT AGRICOLE: Le Coraf lance une plateforme virtuelle pour les Jeunes.

  • Ibrahima Talibé Camara
CORAF/WECARD

CORAF/WECARD

Le Conseil ouest et centre africain pour la recherche et le développement Agricoles (Coraf/Wecard), en collaboration avec la Banque islamique de développement (Bid) a lancé, hier, une plateforme virtuelle dénommée Projet « Renforcement de capacités des jeunes en entrepreneuriat agricole en Afrique de l’ouest ». Avec un appui financier de 30 millions de FCfa de la Banque islamique de développement (Bid), ce projet consiste à renforcer les capacités de 1.000 jeunes de la sous-région à travers un système de mentorat et de formation à distance sur l’adoption des technologies agricoles améliorées ainsi que sur les principes économiques des systèmes agro-alimentaires de la pré-production à la commercialisation. Le directeur exécutif du Coraf, Dr Abdou Tenkouano, affirme que ce cadre permettra aux jeunes de mettre à profit leurs capacités en se connectant pour avoir des informations et créer des emplois. « C’est une opportunité visant à montrer aux jeunes comment le travail de recherche peut être transformé en levier d’emploi », a-t-il déclaré. 200.000 jeunes se sont connectés à la plateforme web pour s’enquérir d’opportunités d’emplois et bénéficier d’un financement.

Abdel Wahab Chérif, Représentant régional de la Bid a indiqué que cette plateforme permettra aux jeunes de développer leurs compétences et de s’engager dans l’entreprenariat agricole. « L’innovation et la technologie constituent un moteur essentiel à l’amélioration de la productivité dans le secteur agricole ainsi qu’à la croissance durable de nos économies », a-t-il expliqué. Ces innovations, souligne-t-il, offrent un « large éventail d’opportunités » aux jeunes notamment une meilleure reconnaissance sociale, la constitution de réseaux, la création d’emplois. Le président du Conseil d’administration du Coraf, Dr Alioune Fall, a rappelé que l’emploi des jeunes est une « problématique partagée » par tous les pays d’Afrique. « Il faut accompagner les jeunes de manière pratique pour qu’on puisse arriver à créer des emplois et à les démultiplier », a lancé M. Fall. Il a magnifié les opportunités de business dans le domaine de l’agriculture au sens large. « L’agriculture est le domaine d’avenir qui permettra à l’Afrique d’accroître sa croissance et d’entrer dans le peloton des pays développés », a déclaré Dr Alioune Fall.

Au-delà des opportunités qu’offre cette plateforme, relève Gisèle D’Almeida, présidente d’Interface, Réseau des professionnels de l’agro-industrie en Afrique, d’autres outils peuvent être mis en place. Outre les outils techniques pour l’élaboration d’un business-plan, elle précise qu’il faut aussi des garanties, des subventions et des crédits à des taux bonifiés. Gisèle D’Almeida pense que le défi pour les prochaines phases, c’est de mettre en place un système d’appui-conseil. « Pour ce faire, il faudra créer un environnement plus incitatif qui permettra à la jeune entreprise innovante d’avoir un statut particulier », a-t-elle dit. A ses yeux, la mise sur pied de cet environnement favorisera les conditions de réussite de l’auto-emploi et le développement entrepreneurial mais aussi la valorisation des innovations qui peut conduire à l’industrialisation.

Souleymane Diam SY

Thème Magazine -  Hébergé par Overblog